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Interview de Cherry Brown pour RJHH

Pour la sortie de son 3e album GEMINII distribuée depuis octobre 2017. Cherry Brown a accordé une interview à RJHH. L’occasion pour le rappeur de nous parler de son actualité, des collaborations internationales futures et sa vision du rap japonais actuel. C’est aussi l’occasion pour RJHH d’en savoir un peu plus sur son parcours à travers ces deux premiers albums et ses autres projets en tant que Dj, beatmaker. Une belle interview dans laquelle Cherry Brown se livre naturellement.

 


 

Bonjour Cherry Brown !!! Comment vas-tu ?

Je vais très bien !!! Merci.

 

Merci de nous accorder cette interview spéciale.

Non !!!  Merci à vous RJHH.

 

Peux-tu te présenter pour les personnes qui ne te connaissent toujours pas ?

Je suis Cherry Brown. Je suis né en 1988 aux États-Unis où j’ai passé mon enfance. Je vis au Japon depuis 1996. Je suis rappeur, beatmaker et DJ.

 

En quelle année es-tu vraiment entré dans le rap ?

J’ai commencé à écrire mes textes à l’âge de 15 ans sans avoir de beats originaux. La plupart du temps je rappais sur des instrus de rappeurs américains. Puis j’ai commencé a créer mes propres instrus à l’âge de 17 ans.

 

Durant cette interview, on s’adresse au rappeur Cherry Brown, mais on a remarqué que tu avais deux autres noms d’artistes LIL’ YUKICHI et YUUYU AENSLAND.

Oui !!! C’est exact. En fait Lil’Yukichi est le nom que j’utilise en tant que producteur. Yuuyu Aensland est un beatmaker et également un DJ plus influencé dance music. C’est plus un projet parallèle. J’ai d’ailleurs sorti en 2015 un EP sous un label français du nom de “Alouette Street Records” en 2015 (Mud ep – Yuuyu Aensland ASR014).

 

“je dirais qu’il est plus sérieux que les deux premiers car je parle de la vie au Japon”

 

D’après toi, en tant que métisse Americano-Japonais ,est-il plus difficile de faire ta propre musique que si tu étais totalement Japonais?

Pas du tout. Je suis moitié afro-américain et moitié japonais. J’ai passé pratiquement toute ma vie au Japon Je me sens entièrement japonais et je n’éprouve aucune difficulté à rapper en japonais.

Ton 3eme album GEMINII est sorti le 11 octobre 2017. En combien de temps as-tu préparé ce nouveau disque et quels sont les principales différences par rapport aux deux précédents ?

Il m’a fallu environ 2 ans pour sortir GEMINII. J’ai commencé à travailler sur cet album en même temps que le 2ème « Throw Back ». En fait, j’avais déjà enregistré un tas de sons et il ne me restait plus qu’à sélectionner ceux que je voulais pour mon 2nd et 3eme album. Mais, je crois que cet album est plus sérieux que les deux premiers car je parle de la vie au Japon lorsqu’on est afro-américain et Japonais. Dans d’autres chansons, j’énonce les difficultés qu on croise lorsqu’on est artiste. Parfois, je pense à arrêter le rap. Ce n’est pas une chose facile à faire, même si tu aimes la musique.

 

GMINII, le 3e album de Cherry Brown

GMINII, le 3e album de Cherry Brown

 

â–º D’habitude tu produis entièrement tes propres albums mais sur GEMINII tu bosses avec d’autres beatmakers. Pourquoi un tel changement ?

En fait j’avais juste envie de travailler avec d’autres producteurs. Il existe tellement de bons producteurs dans le monde que je me devais d’essayer.

 

Pour la 2ème fois, tu sors un disque sous ton propre label CNBM records, alors que le 1er était sortit en major sous le label VICTOR Entertainement. Est-ce si important pour toi de travailler en total indépendance ?

Je pense qu’il est important de travailler de façon autonome sans personne pour te dire des conneries du genre « Tu dois faire ci ou bien tu ne dois pas faire ça.. ». C’est davantage de travaille pour moi mais je crois vraiment que ça en vaut la peine.

 

“La première fois quand j’ai découvert qu’il y a des fans de rap japonais en France j’ai été très surpris”

 

On se rappelle du titre “next door” de DJ PMX où tu étais accompagné des rappeurs Daichi, ONE-G et de la chanteuse Pukkey ? As-tu l’intention de travailler de nouveau avec ces artistes ?

Oui bien sûr !!! En fait, j’ai fait 2 chansons sur le EP de Daichi (大地 – Pleasures – EP), sorti en aout 2017 et également produit un titre sur son 2eme EP (大地 – Pleasures – EP 2) sortit le mois dernier.

 

En ce moment, au Japon, il y a beaucoup de concours de MC organisés. Selon toi pourquoi tant de jeunes participent à ces compétitions de freestyle ?

Parce que les battles de freestyle étaient diffusés à la télévision et que du coup cela était accessible à tout le monde. Finalement c’était plus simple pour les jeunes rappeurs de commencer par là pour se faire un nom. Je pense que c’est une bonne chose que les gens s’intéressent au rap mais j’aimerais qu’ils ne s’arrêtent pas juste a ces battle.

 

Le hip hop est une grande famille. Es-tu surpris qu’il existe une communauté de fans de hip-hop japonais en France ?

La première fois quand j’ai découvert qu’il y a des fans de rap japonais en France j’ai été très surpris.

 

Qu’en est-il de la collaboration internationale ? Je me souviens de la chanson “How We Roll” avec RICHEE et KNUX pour le beatmaker français YOUNG G. As-tu l’intention de travailler a nouveau avec des artistes français ?

Oui je travaille avec le rappeur français appelé VRKL. Il est vraiment très cool. J’aimerai pouvoir travailler aussi avec BRODINSKI. Il fait vraiment de supers sons.

 

Avez-tu une idée de ce que tu aurais fait si tu n’étais pas dans le hip hop ?

Merde !!!  Je pense que j’aurai une vie normale je suppose avec un travail quelque part.

 

Merci de nous avoir accorder du temps CHERRY BROWN, nous sommes impatients d’écouter GEMINII. Que souhaites-tu ajouter pour conclure ?

Merci à vous RJHH pour cet interview. Je salue la France, Paris et tous les fans français qui me suivent et qui écoutent le hip hop Japonais.

 

Propos recueillis par Rasheed San.

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