Réussir en tant qu’artiste solo est très difficile au Japon. La concurrence bien présente dans le milieu du rap japonais, oblige la plupart des rappeurs à former des groupes pour survivre.  Ressemblant parfois à des clans, ils se forment dans les collèges, les lycées ainsi que dans les concours de battles hip hop. Plusieurs groupes tels que KANDYTOWN, BAD HOP ou YENTOWN, ont fait leur apparition et attire davantage l’attention du public. Pour ce nouveau dossier spécial, Real Japanese Hip Hop s’est concentré sur BAD HOP, l’un des collectifs majeur du rap japonais. Ils sont les représentants flamboyants mettant en avant les talents artistiques de leurs membres afin de gagner en notoriété.


Jeune scène qui montre beaucoup d’excitation depuis quelques années. BAD HOP est composé de huit membres ; T-Pablow, YZEER, Vingo, Tiji Jojo, Benjazzy, Bark, Yellow Pato ainsi que de G-K.I.D. Avec une moyenne d’âge de 22 ans, ces artistes ont l’énergie et la volonté qu’il faut pour conquérir un public toujours au rendez-vous. La plupart des membres sont originaires de la zone industrielle de Kawasaki. Ikegami-cho, niché entre Yokohama et Tokyo, est réputé comme étant “le pire endroit au Japon” (d’après certaines rumeurs) et une zone où on pensait que le rap n’existait pas. Depuis leur enfance, ces artistes ont vécu dans des environnements difficiles. Comme le dit lui-même YZERR :

Notre hip hop vient de l’endroit où nous sommes nés, où nous avons grandi dans la rue et où il n’y avait pas d’argent du tout

 

En cinq ans d’activité, BAD HOP a su conquérir le cœur des jeunes fans en décrivant leur environnement d’origine, leurs rêves ainsi que leur passion commune pour le hip hop. La première rencontre se produit lorsque le deux frères jumeaux (YZEER, T-PABLOW) rencontre VINGO, lors du tournage du clip “RGTO” d’AKLO, SALU et K Dub Shine en 2014. Motivés par les artistes présents dans ce clip vidéo, ils décident de se lancer en formant un groupe. A cette époque YZEER et T-PABLOW étaient déjà assez connus et préparaient l’album “BORN TO WIN” pour l’année suivante.

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C’est à partir de 2015 que BAD HOP attirent l’attention, après la publication d’un documentaire de Vice Japan “MADE IN KAWASAKI“. Vidéo dans laquelle leur vie quotidienne est montrée et présentant une partie du Japon loin d’être Kawaii. A la suite de ce documentaire, deux projets gratuits ont vu le jour en 2016. Une mixtape “BAD HOP 1 DAY” incluant la single Life Style qui cumule plus de 13 millions de vue sur YouTube. Ensuite, le premier volet de “BAD HOP ALL DAY“, distribué chez les disquaires indépendants ainsi que des magasins de vêtements.

Le terrain était donc bien préparé pour accueillir MOBBLIFE, une oeuvre qui sortira à l’automne 2017. BAD HOP déclenche un véritable raz-de-marée et se retrouve tout en haut des charts japonais. L’album obtient au passage, la première place du classement général Itunes. Ils enchaînent en plus avec la tournée Mobb Life Tour qui remporte également un vif succès. Apprécié pour leur musicalité, le groupe s’attache à garder une vision claire et partagée par tous les membres. Le contrôle de la qualité de chaque musique est minutieusement effectué par YZEER qui ajoute un style artistique avant gardiste.

Améliorant jusqu’au bout leur technique, le collectif publie en 2018, deux autres projets “BAD HOP HOUSE” et “BAD HOP ALL DAY vol.2” dont les vidéos Kawasaki Drift, 2018, Prologue, no new Friends dépassent le million de vue sur YouTube. Aujourd’hui, les apparitions des membres sont des événements sur Internet. Leurs nombreux concerts  augmenteront à coup sûr une notoriété déjà acquise.


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