Daichi Yamamoto est un jeune artiste aux multiples disciplines. Rappeur, chanteur, beatmaker, modèle photo, designer…  Il fait partie des révélations de l’année sur la scène hip-hop nipponne. L’artiste a sorti son premier album “Endless” le 4 septembre dernier, au sein du très renommé label Jazzy Sport. Il enchaine les collaborations de haut niveau comme avec Peavis, Stuts ou JJJ; tout en se livrant sur son propre univers via la sortie de plusieurs clips vidéo.

Nous avons rencontré Daichi Yamamoto un peu par hasard : c’est pendant une excursion dans le Jazzy Sport Shop de Kyoto que nous avons découvert qu’il s’agissait egalement de son lieu de travail. Accueillant, passionné et humble, nous avons saisi cette opportunité pour en apprendre davantage sur ce phénomène.


RJHH : Bonjour Daichi Yamamoto, merci de nous accorder de ton temps pour répondre à nos questions. Tout d’abord, peux-tu te présenter ?

Daichi Yamamoto : Yes, je suis Daichi Yamamoto, originaire Kyoto, au Japon.
Je rap et parfois je produis des beats.

RJHH : Félicitations pour ton premier album “Endless” sorti dernièrement. Avant de revenir sur ce projet, peux-tu nous dire ce qui t’as motivé pour te lancer dans le rap, et pour quelle raison ?

Daichi Yamamoto : Merci. Au départ, j’enregistrais des chansons juste pour le fun à l’époque où j’étais à l’université. Cependant, je n’étais pas sûr que ma musique avait la qualité pour être écouté, j’ai donc décidé de prendre contact avec plusieurs artistes via des DM (direct message). Pendant cette période, mon directeur actuel m’a trouvé sur SoundCloud, par l’intermédiaire des artistes que j’avais contacté, et il m’a offert la possibilité de faire un album.

RJHH : Ce qui nous frappe dans ce premier album, c’est ta versatilité. Tu passes aisément du japonais à l’anglais, de chanteur à rappeur, et les instrumentales qui t’accompagnent ont des styles très différents les unes des autres. Comment abordes-tu la manière de faire de la musique ? Qu’as-tu voulu exprimer dans ce projet ?

Daichi Yamamoto :  Je n’ai pas vraiment de process en particulier, c’est très aléatoires. J’essaye toutes sortes de styles sur une chanson. Parfois ça prend du temps, parfois ça peut être fini en une journée.

Cependant, je gardais le concept de cet album dans un coin de mon esprit pendant tout ce temps, afin de me livrer au mieux et de la manière la plus pur possible. Je voulais exprimer la douleur de notre génération à travers mes expériences. C’est un projet très personnel, même si je pense que beaucoup de personnes peuvent s’identifier dans cet album. 

RJHH : Sur “Endless”, tu as invité quelques artistes de renom tels que VaVa, JJJ ou Kid Fresino coté rappeurs. Tu as également collaboré avec des producteurs comme Aru-2, Grooveman Spot et même Kojoe. Comment la connexion s’est faite entre vous ? Qu’en as-tu retenu de ces collaborations ?

Daichi Yamamoto : Pour la plupart, je les connais depuis l’époque où j’envoyais des DM aux artistes, comme je le mentionnais plus tôt. Et pour d’autres, c’est à travers d’amis ou de connaissance commune, comme pour Aru-2, VaVa et Kid Fresino.

RJHH : Tu as sorti cet album chez Jazzy Sport et c’est aussi par hasard que nous avons découvert que tu travailles au store de Jazzy Sport à Kyoto (merci Shun). Comment as-tu découvert ce label et quel est ta contribution au sein du label ?

Daichi Yamamoto: Je connaissais Jazzy Sport depuis le lycée, donc c’était assez un incroyable lorsque j’ai reçu e-mail de la part de Jazzy Sport A&R (Artistes et Répertoires). Je ne pourrais pas dire si j’apporte quelque chose de particulier (rires)

RJHH :  Quelles sont tes inspirations musicales?

Daichi Yamamoto : J’aime le Jazz, la House, la J-POP, le Reggae et pas mal de Neo Soul.
J’aime aussi les livres et les films, qui sont une source d’inspirations pour mes lyrics.

RJHH : Y a-t-il une volonté de te démarquer des autres rappeurs/artistes dans ta manière de faire de la musique ?

Daichi Yamamoto : Pas vraiment, j’essaie de ne pas me comparer aux autres artistes.

RJHH : Tu viens de la ville de Kyoto, une ville dont la scène rap/hip-hop est plutôt discrète. Peux-tu nous parler de la scène locale et ses spécificités ? 

Daichi Yamamoto : Je pense que c’est une ville assez cozy et pas vraiment orienté business. Beaucoup d’artistes font juste les choses qu’ils aiment et en lesquelles ils croient.

RJHH : Tu fais actuellement beaucoup de scène dans le cadre de la promo de ton album. Comment vis-tu cette aventure ? Quel sont les retours du public vis à vis de ton album ?

Daichi Yamamoto : Les retours sont plutôt bons, je ne m’y attendais pas. Cela compte beaucoup pour moi car je n’ai pas beaucoup de confiance en moi. Se produire sur scène est amusant et flippant à la fois. Je n’étais pas sûr que les gens aimeraient écouter ma musique, donc c’est toujours surprenant de voir une foule chanter tout au long d’une de mes chansons.

RJHH : Est-ce que Daichi Yamamoto est un nom d’artiste, ou est-ce ton vrai nom ?

Daichi Yamamoto : C’est mon vrai nom.

RJHH : En dehors de la musique, à quoi ressemble la journée ordinaire de Daichi Yamamoto ?

Daichi Yamamoto : Un bon café pour commencer la journée. J’aime faire de l’escalade durant mes jours de repos. Travailler à la boutique Jazzy Sport Kyoto. Regarder des films. Lire des livres. C’est ma routine ordinaire

RJHH : Quels sont tes 5 titres préférés du moment ? 

Daichi Yamamoto :

2020 de Kojey Radical
DHL de Frank Ocean
It’s nice to be alive de Vegyn
Family and Loyalty de Gangstarr
You ain’t the problem de Michael Kiwanuka

RJHH : Tu as vécu à l’étranger, tu maîtrises l’anglais, tu marches avec un label de renommé international… Peut-on s’attendre à te voir sur des projets à l’étranger dans les années à venir ? 

Daichi Yamamoto : J’espère ! Je suis enthousiaste à l’idée de travailler avec des artistes étrangers.

RJHH : Et maintenant quel est la suite pour toi ? Des nouveaux projets ?

Daichi Yamamoto : Je suis toujours sur des nouvelles idées. J’espère pouvoir être en mesure de les mettre en place..

RJHH : Merci pour cette interview et ta disponibilité, cela a été un vrai plaisir. As-tu un dernier mot pour les auditeurs qui te découvre en France ?

Daichi Yamamoto :  Arigato, stay tune. https://www.daichibarnett.com/

 

Propos recueillis par Dawson Baiden


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