En 2000, je suis au lycée, cela fait maintenant 5 ans que j’écoute la même compilation qui m’a fait tomber dans le rap japonais et qui regroupait la première génération d’artistes de l’archipel. Scha Dara Parr (SDP), ECD, Soul Scream, Dj Krush, Lamps Eye, m-flo ou encore Rhymester sont autant d’artistes dont les sons resonnaient déjà dans mes oreilles. Ayant vécu en plus, l’âge d’or du hip-hop durant le milieu les années 90, j’étais à jour sur les gros sons du rap américain et français, qui sont désormais des mégas classiques aujourd’hui. Cependant, je gardais toujours l’espoir de trouver quelques sons de hip-hop japonais. On ne va pas se mentir, à cette époque, il était quasiment impossible de trouver la moindre ressource sur la culture hip-hop au Japon. Rappelons qu’Internet n’était pas aussi développé, il n’y avait pas non plus de réseaux sociaux et les tapes étaient le seul moyen de découvrir les artistes internationaux. Le J-RAP était encore trop loin.

Et puis vient ce jour en 2005, lorsqu’un employé du Virgin Mégastore sur les Champs-Elysées, me pousse une information précieuse : “Si vous voulez du rap japonais, allez voir dans les magasins Virgin à Londres. Vous aurez peut-être une chance”. Quelques semaines plus tard, je suis à Londres et récupère quelques disques dans les boutiques musicales indiquées. Ma source d’approvisionnement en albums de rap japonais désormais trouvée, je découvre de nouveaux groupes et comme tout néophyte, je commence par la base : DJ PMX, Seeda, DJ Isso, Norikiyo, Steady&Co

Pour moi, ces albums étaient les portes vers un univers infini de découvertes où la compétition entre les rappeurs de Kawasaki, Tokyo, Nagoya, Yokohama étaient très intenses. A cette époque, il fallait sortir le projet qui allait éteindre les autres sans se reposer aux risques de disparaitre. La génération des années 2000, s’est nourrie des anciens grandement inspirés par les productions de musique noires américaines et qui ont posé les fondations solides du rap japonais. Le niveau des productions, les techniques de rappeurs et les styles ont nettement progressé durant cette période. Sentant l’opportunité en termes de bénéfices, certains labels ont commencé à donner un peu plus de crédits à ces artistes. Il me semblait donc important de vous faire découvrir ou redécouvrir une liste de 10 projets, ayant le plus marqué les années 2000. Ne pouvant citer l’ensemble des albums, vous aurez en plus une deuxième liste en bonus avec d’autres disques incontournables.

ATTANGO


2001 | Steady & Co. : CHAMBERS

Steady & Co, Chambers 2001

Rap Japonais années 2000 || Steady&Co : CHAMBERS

Quoi de plus logique que d’ouvrir cette liste d’albums ayant marqué les années 2000 par celui du groupe Steady&Co paru le 21 novembre 2001. CHAMBERS avait été présenté comme un projet révolutionnaire par Bots, Ilmari, Dragon Ash, Shigeo, SBK et Rip Slyme. Ce projet reste l’unique album du groupe et fête ses 20 ans cette année. CHAMBERS est un projet redoutablement bon qui réunit des artistes dont la complémentarité est efficace. Composé de 15 titres, cet album propose des morceaux encore populaires aujourd’hui. Le son “Shunkashūtō” cumulle plus de 10 millions de vues sur YouTube à ce jour et l’emblématique “Only Holy Story“.  Un morceau mélangeant le rap et la pop, où les auditeurs se laissent emporter par le refrain comprenant la voix d’Azumi. CHAMBERS sera vendu à plus d’1 million d’exemplaires mais ne permettra pas aux membres de Steady&Co de poursuivre vers un second album. Uniquement deux Live Party auront lieu en décembre 2001 à Tokyo et à Osaka. D’autres versions apparaitront les années suivantes ainsi que le réédition de l’album en 2009.

2003 | MSC : Matador

L'album Matador de MSC

Rap Japonais années 2000 || MSC : Matador

Nul n’aurait pensé que Kabukicho (situé à Shinjuku à l’ouest de Tokyo) avec sa réputation sulfureuse et séduisante pour les touristes, aurait vu la formation du plus important groupe de rap underground tokyoïte. Au début des années 2000, le groupe est constitué de deux groupes de rap ; MIC SPACE avec MC Kan, Ta-Boo et de l’autre SIDE RIDE composé de , Primal et G-Prince. On retrouve aussi des producteurs comme Hardtakle33, Hardtakle66 ainsi que DJ O-KI, DJ Kohaku. Ils prennent rapidement le nom de MS CRU qu’ils vont changer en MSC après la sortie du premier album qui sort le 25 février 2003. En laissant l’intro et l’outro de côté, Matador est parcouru par 14 pistes et nous entraine dans un univers assez sombre et violent où les membres n’hésitent pas à clasher le gouvernement, à l’image du titre “Shinjuku Runing Dogs“. Incontournable sur ce premier opus, MC Kan affirme toute la force du rap tout droit sorti de Shinjuku étant de plus épaulé par les autres membres du collectif. Malgré tout, ce projet recevra un accueil mitigé par la critique. Les fans préférant Primal et MC Kan dans leurs productions solos respectives qu’ils trouvent plus impressionnantes.

2004 | Tokona-X ‎: Tokai X Teio

L'album Tokai X Teio de TOKANA-X

Rap Japonais années 2000 || Tokona-X ‎: Tokai X Teio

Ryuichi Furukawa, plus connu sous le nom de TOKONA-X est une légende du rap japonais qui continue de vivre à travers ses œuvres dans le cœur de ses fans. Né à Yokohama, il déménage à Tokoname City (préfecture d’Aichi) la ville natale de son père. Adolescent, il commence un travail à temps partiel dans un magasin de disque et se passionne rapidement pour la musique hip-hop en écoutant plusieurs albums de rap japonais et américains. Sa première apparition se produira au Sanpin CAMP (évènement majeur du hip-hop japonais organisé par ECD) de 1996 sous le nom de ILLMARIACHI, au côté d’un autre artiste appelé Kenji Kawijari. On le retrouve ensuite dans le groupe de rap Master of Skillz qui changera de nom pour être appelé M.O.S.A.D vers 2002. TOKONA-X sera accompagné de Equal, Akira et DJ Fixer dans ce collectif.

En 2003, il signe son premier contrat avec le label Def Jam Japan qui avait installé une succursale à Tokyo au début des années 2000. Le 14 janvier 2004, il sort un premier single “Let Me know and tell you SHOW” et il publie 14 jours plus tard l’album qui le révèle à tout le Japon : Tokai X Teio. Si certains des 10 morceaux de l’album se rapprochent davantage des prods ressemblant au hip-hop californien, on retient surtout le talent incroyable qu’il déploie sur chaque titre. L’équilibre est toujours parfait avec son flow rythmé, presque chantant, y compris sur des titres avec des artistes invités. Surtout avec Kalassy Nikoff (maintenant appelé AK-69) dans le titre “Let Me Know Ya“. Mais c’est encore plus vrai dans “Where’s My Hood At?“. Un excellent sample de “I Keep Forgettin’” de Mickael McDonald qu’on retrouve aussi dans le célèbre single “Regulate” de Warren G. Quelques mois seulement après l’énorme succès de Tokai X Teio, TOKONA-X meurt le 22 novembre 2004. De nombreuses spéculations apparaissent autour de sa mort après l’annonce officielle jugée douteuse par ses fans (arrêt cardiaque due à une diminution de la force physique et un a coup de chaleur). Plusieurs artistes de la scène rap japonaise lui rendent de vibrants hommages, en particulier DJ Ryow, ami très proche du rappeur disparu, qui réalise de nombreuses œuvres à son nom.

2005 | NUJABES : Modal Soul

L'album MODAL SOUL de TOKONA-X

Rap Japonais années 2000 || NUJABES : Modal Soul

Jun Seba alias NUJABES est sans doute le producteur japonais le plus connu hors du Japon. Il a été l’un des contributeurs à la musique de fond et aux bandes sonores de Samurai Champloo, un anime présentant le cadre féodal japonais avec des anachronismes modernes combinés à la culture hip-hop. Le maitre de la boucle, le dieu du nu-jazz, le pionnier du Chill hip-hop, sont autant d’éloges attribuées à NUJABES lorsqu’il publie le 11 novembre 2005 Moda Soul. Son approche des rythmes hip-hop mélangeant souvent des influences jazz et créant une ambiance apaisante, lui a permis d’être autant remarqué. Les prods dans Moda Soul regorgent de mélodies hip-hop addictives très réussies avec des accompagnements au piano qui chatouillent nos oreilles.

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On l’entend dans la première chanson “Feather” avec les participations de Cise Starr et Akin de CYNE (groupe de rap underground américain). Le titre “Luv(sic.) pt3” en compagnie de Shing02 marque aussi les esprits avec une instrumentale impeccable. Nujabes sortira pas d’autres projets. Le 26 février 2010, il est malheureusement impliqué dans un accident de la circulation en sortant de l’autoroute Shuto à Tokyo et est décédé peu de temps après. Cette disparition a suscité de nombreux hommages au Japon et dans le monde, pour un producteur élevé au statut d’icône. Ecoutez Modal Soul et vous comprendrez tout de suite pourquoi Nujabes est une des figures les plus respectées de l’industrie musicale.

2006 | COMA-CHI : Day Before Blue

Day Before Blue de COMA-CHI

Rap Japonais années 2000 || COMA-CHI : Day Before Blue

Influencée par le rap de Queen Latifah, MC Lyte ou encore Lauryn Hill, Coma-chi se fait connaitre lorsqu’en 2005 elle atteint la finale du BBOY PARK (compétition de rap battle très populaire au Japon prenant fin en 2017). Motivée par de nombreux messages de soutien et de sa nouvelle notoriété, elle lance l’enregistrement de son premier album solo avec le label Da.Me.Records. Plusieurs fois cité comme étant l’un des meilleurs albums de rap féminin japonais, Day Before Blue apparait le 17 février 2006. Pour ce projet Coma-Chi fait à fait appel à plusieurs beatmakers/producteurs comme, TARO SOUL ou Dj Mitsu the Beats qu’on retrouve sur le morceau “4seasons“. La plupart des critiques positives sont attribuées au titre michibata/ミチバタ. Un morceau dans lequel la jeune rappeuse propose une ambiance typique des années 90 avec un excellent accompagnement sonore pour son flow. En plus de ses compétences rap indéniables, elle n’a pas seulement mis en avant sa féminité. Elle aborde des thèmes généraux qui parlent du mode de vie des personnes quel que soit leur sexe. La deuxième piste de l’album appelé “Hōrō/放浪 (errant en français) est un exemple parfait. Day Before Blue a marqué le début de la carrière de Coma-chi et ses fans qui continuent de suivre ses activités en 2021, n’oublieront pas les sons de cet album.

 

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2006 | SCARS : THE ALBUM

THE ALBUM, SCARS

Rap Japonais années 2000 || SCARS : THE ALBUM

THE ALBUM a permis au rap japonais d’atteindre de nouveaux sommets grâce aux prestations des artistes présents dans le groupe SCARS. Formé dans la seconde moitié des années 90 et originaire de Kawasaki, ce collectif est la combinaison de 2 DJ/beat maker I-DeA, Taka Hayashi et de plusieurs rappeurs : SEEDA, Sticky, BES, bay4k, MANNY, SAC et le leader A-Thug. Amis d’enfance depuis de longues années, ils commencent leurs activités musicales à partir de 2005. THE ALBUM, le premier album de SCARS qui sort en septembre 2006 et entièrement dirigé par I-DeA, est la suite logique de sa participation à deux projets parus quelques mois avant. Da FRONT and BACK de janvier 2006 ainsi la compilation CONCRETE GREEN initiée par Dj Isso avec SEEDA. Comprenant une liste de 13 titres, cet album intemporel ne s’impose pas seulement sur les innovations, mais également sur des textes portant sur les questions sociales. Il y a aussi des histoires réelles et violentes de la street à Kawasaki mélant des embrouilles avec d’autres rappeurs. La force de ce disque est d’avoir également réussi à satisfaire les fans de la première heure sur des titres tels que “Show time for life“, “JUNK MUISC” ou le génial “You already know” de Sticky. Le disque va recevoir des éloges du monde entier et va aussi augmenter considérablement la popularité de SCARS au Japon. Deux autres projets verront le jour en 2008 avec NEXT EPISODE et en 2010 pour le mini-album intitulé THE EP. THE ALBUM sera réédité et publié sur les sites streaming à partir de 2019.

2007 | NORIKIYO : EXIT

EXIT, le premier album solo de Norikiyo

Rap Japonais années 2000 || NORIKIYO : EXIT

En raison de ses paroles réalistes enracinées dans son expérience de rue et ses compétences pointues en rap. Norikiyo était le MC le plus attendu et le plus acclamé en 2007. Leader du groupe de rap SD JUNKSTA, Norikiyo est la représentation parfaite des rappeurs de Sagamihara, préfecture de Kanagawa. Une partie du Japon ayant fourni la plupart les meilleurs graffeurs et danseurs hip-hop. A partir de 2005, il participe à la première compilation de DJ Isso appelé Concrete Green en compagnie de Seeda, Geek, L-Vokal, BES, Q-ILL… Fortement remarqué par ses pairs après cette collaboration, il commence les travaux de l’album EXIT avec Bachlogic, I-DeA mais aussi en tant que créateur de piste sous le nom de K-NERO.

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Dès la sortie d’EXIT le 15 aout 2008, l’album est directement classé en troisième position du BEST OF JAPANESE RAP 2007 du magazine américain The source et devient le meilleur de l’année pour le magazine japonais COMPASS. Les morceaux nous présentent un Norikiyo au flow ciselé, garni d’anecdotes et d’histoires réelles vécues dans sa ville à Sagamihara. “Bullshit“, “In Da Hood” et “Do my thing” sont des pistes importantes, à la différence de “2 FACE” produit par I-DeA, le morceau phare et le plus réussi de ce projet. Pour beaucoup de fans, EXIT a véritablement lancé la carrière de Norikiyo, le rendant incontournable sur la scène rap japonaise.

2007 | GAGLE : 3PEAT

3PEAT l'album de Gagle

Rap Japonais années 2000 || GAGLE : 3PEAT

Pour le groupe de rap Gagle originaire de Sendai, il était très difficile de choisir entre l’album BIG BANG THEORY de 2005 et 3PEAT sorti en 2007. Quelques minutes de reflexions plus-tard, c’est bien le projet 3PEAT que j’ai sélectionné pour cette liste d’albums des années 2000. Après le succès de leur 3 premiers opus, Hunger, Dj Mitsu The Beats et Dj Mu-R repartent en studio dès 2006 et travaillent sur 3PEAT qui parait un an plus-tard. Parcouru par 16 morceaux, cet œuvre comprend une majorité de production de Dj Mitsu The Beats. Le spécialiste japonais du jazz hip-hop qui nous submerge avec des titres comme ; “Yoru na Yoru Na / 夜ナ夜ナ/ Scene #2” , “Hi-Dj!“,  ou “Wakaki takumi-tachi e / 若き匠たちへ“. Bien entendu Dj Mitsu n’est pas seul, car il est accompagné d’un Dj Mu-R presqu’au sommet de son art, qui déploie toute sa connaissance en poussant des scratches exceptionnels. On retrouve aussi une prod de Grooveman Spot, Super Smoky Soul ainsi que Budamunky. Du côté du rappeur Hunger, il comble le tout avec des passages très poétiques et une maitrise de langue dans un large éventail de thèmes. Dans cet exercice, il est soutenu par des artistes invités tels que ; Coma-Chi, Mummy-D de Rhymester et Inushiki a.k.a DOGGGY STYLE. 3PEAT est un chef d’œuvre dans lequel les trois artistes donnent le meilleur. Ce projet sera réédité en plusieurs versions limitées.

2008 | DJ PMX : THE ORIGINAL

THE ORIGINAL de DJ PMX

Rap Japonais années 2000 || DJ PMX : THE ORIGINAL

Incontournable sur la scène J-RAP depuis de nombreuses années, DJ PMX est peut-être l’équivalent japonais de Dr Dre. Aux vues de l’ensemble de sa discographie, on comprend l’importance de ce producteur dans le rap game japonais. Sans surprise, on retrouve sa première compilation majeure ayant marqué sa carrière. Il faisait équipe avec le rappeur Kayzabro et formait le groupe DS455. En parallèle de ses activités avec Kyazabro, DJ PMX réunissait une grande majorité d’artistes originaire de Yokohama et d’autres régions pour sa première compilation. Et le 25 juin 2008, DJ PMX publie THE ORIGINAL.

Lire aussi : 

Cette première compilation reprend quelques morceaux compris dans LOCOHAMA CRUISING qui parait 1 an plus-tôt. Quelques semaines après la sortie, l’album reçoit de nombreuses critiques positives et est considéré comme le projet référence de la G-Funk japonaise. Comprenant 20 pistes, DJ PMX a invité du lourd : MACCHO (OZROSAURUS), BIG RON, Zeebra, Mummy-D (Rhymester), Kayzabro (DS455), AK-69, El Latino, Fingazz, Gipper, Two-J, HYENA, Destino, Aoyama Therma… Comment passé à coté de “4 My City“, “Recollection“, “Just Another Day” ou encore “Miss Luxury” avec HI-D et Gipper. Des sources sonores complètement G-Funk, de quoi faire plaisir aux auditeurs de ce style emblématique des années 90. Les années suivantes, d’autres volumes de LOCOHAMA CRUISING ainsi que les albums THE ORIGINAL II, III, IV seront publiés.

Voir aussi : 

2009 | RUMI : HELL ME NATION

Hell Me Nation de Rumi

Rap Japonais années 2000 || RUMI : HELL ME NATION

La plupart d’entre vous ont peut-être écouter sans le savoir un titre de la rappeuse RUMI. On se souvient de la série d’albums commencés en 2004 avec HELL ME TIGHT, suivi du projet HELL ME WHY? pour 2007 et qui s’achève quand elle sort HELL ME NATION en 2009. C’est bien ce troisième projet qui va véritablement marquer les esprits. La plus excentrique des rappeuses japonaises et passablement gotique apparait la première fois lors d’un freestyle en 1996 dans l’émission radio TOKYO FM HIP HOP NIGHT FLIGHT en compagnie du rappeur Han’nya. Elle rejoint ensuite Dj Baku et l’entourage des artistes du groupe MSC vers 2002.

Ce qu’on retient le plus de HELL ME NATION, c’est avant tout le travail successif de plusieurs beatmakers. En particulier Evisbeats pour le morceau phare “A.K.Y“. La prod et les scratches de DJ Duct dans le titre “Hip Hop’s Guidance“, sans oublier les trois productions de DJ Whitesmith. Le morceau “Hajimari wa namida / はじまりは涙” avec B.I.G JOE est l’une de ses plus grandes réussites. Comme dans l’ensemble de ses deux premiers opus, RUMI change à sa guise le ton de sa voix tranchante et maitrise le flow de son rap quel que soit le beat proposé. “Jūkō no mukō / 銃口の向こう” un morceau boom bap produit par DJ Perro a.k.a Dogg a suffisamment fait bouger les têtes pour confirmer cet aspect. RUMI ne sort aucun album les années suivantes. Elle est profondément marquée par le tremblement de terre et la catastrophe nucléaire de mars 2011. La même année, elle ira même se produire dans le club Sonic à Iwaki (préfecture de Fukushima) et donnera tous les bénéfices aux victimes du tremblement de terre. HELL ME NATION est toujours disponible sur des plateformes d’écoute streaming et quelques clips vidéo existent encore sur YouTube.

 


BONUS

2001 | OZROSAURUS : ROLLIN’045
2002 | S-WORD : One Piece
2004 | DS455 : Summer Sweetz
2006 | SEEDA : Hana to Ame
ANARCHY : Rob The World
ZEEBRA : The New Beginning
DJ ISSO / Concrete Green
2008 | Bron-k : 奇妙頂来相模富士
2009 | S.L.A.C.K : My Space
2009 | SD Junksta : Go Across Tha Gami River

 


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